Peindre des figurines – Partie 2
La dernière fois, nous avons vu que nos figurines de Warhammer ont besoin d’être assemblées avant d’être utilisables. Aujourd’hui, je vais décrire comment je passe à travers le processus d’assemblage.
Il va de soi que la première étape est de détacher les pièces de la grappe. Bien qu’il soit techniquement possible de détacher les pièces à la main avec des mouvements répétitifs ou encore avec un exacto, on obtient un bien meilleur résultat avec une pince faite pour cette tâche:
Un autre bienfait d’utiliser une bonne pince et d’y aller lentement à cette étape c’est que ça va rendre le limage beaucoup plus facile ! Les coupure propres demandent peu de lissage.
Dans le processus d’assemblage, le limage est la partie que j’aime le moins. Pendant de nombreuses années, je ne l’ai tout simplement pas fait. Cependant négliger cette étape peut mener à des problèmes d’assemblage et aussi à des zones qui seront laides après l’application de la peinture.
Les lignes de moulage sont un mal nécessaire du processus de fabrication. Fort heureusement, à notre époque avec le design assisté par ordinateur, le nombre de lignes vraiment flagrantes et qui ne sont pas cachées pendant l’assemblage sont moins nombreuses qu’avant.

La peinture de contraste et le brossage à sec mettent en évidence les lignes de moulages et les points de coupe non limés sur ce cheval mort-vivant.
La méthode généralement acceptée pour retirer les lignes de moulage est de la tracer avec le dos de la lame d’un exacto. Dans la majorité des cas, ça suffit. Quelques sections plus épaisses pourraient avoir besoin de la lame et/ou de la lime par contre.
Par ailleurs, il est important d’inspecter tous les points d’attaches qu’on a coupés et de limer afin de rendre la surface uniforme. Une bonne manière de savoir si c’est assez lisse est de gratter avec un ongle. Si l’ongle accroche dans quelque chose, c’est pas lisse. Il faut néanmoins faire attention de ne pas abîmer la texture ou trop amincir le plastique.
Différentes sortes de limes peuvent faire l’affaire pour cette partie. Des limes en métal sont offertes par plusieurs entreprises et… si vous n’avez pas besoin d’atteindre un endroit plutôt difficile ou une surface incurvée, j’ai découvert que les limes à ongle font l’affaire aussi !

Je pense qu’à ce point, il est important de mentionner que la poussière de plastique (et encore plus vrai pour la poussière de résine), ce n’est pas bon à respirer ! L’idéal serait de porter un masque pendant cette étape. Une alternative intéressante est de limer les pièces en les tenant sous l’eau. Je recommanderais de laver les pièces limées à la fin du processus également et de jeter tout papier contaminé par la poussière.
Cette parenthèse sur la toxicité nous emmène directement à notre prochaine étape: il est temps de sortir la colle. Le choix de la colle dépend principalement du matériau qui compose la figurine qu’on assemble.
Pour le plastique, pratiquement tout fonctionne. Cependant, il y a quand même des formules qui sont optimisées pour cet usage. La colle de modèle réduit (comme par exemple celle de marque Tamiya) a la propriété intéressante de faire légèrement fondre le plastique.
Au premier abord ça pourrait sembler être une mauvaise chose mais c’est tout le contraire ! En effet, le lien qui est créé entre les pièces quand les joints entrent en contact et « fusionnent » donne une certaine élasticité et résilience au joint créé. La fusion du plastique peut également aider à boucher un espace entre 2 pièces, faisant disparaître des lignes d’assemblage après une bonne couche de peinture. (Il existe par ailleurs d’autres techniques et produits pour boucher les espaces mais on pourrait en parler dans un autre article.)
Pour la résine et le métal, il faut malheureusement utiliser de la super-glue. Bien que ça crée un lien très solide, il sera aussi plus cassant que le lien créé par la colle à plastique. C’est pourquoi pour ce genre de modèle, il n’est pas rare que l’assemblage soit renforcé par des tiges de métal qu’on ajoute entre les pièces après avoir creusé des trous avec un petit vilbrequin adapté à ce genre de travail. Ceci peut aussi être fait avec des modèles en plastique mais pour le métal et la résine c’est plus courant.
Au risque de me répéter, la colle est également une substance toxique. Il est préférable de travailler dans une pièce bien aérée. Et si vous doutez de la toxicité, aller faire une petit tour dans un magasin et demandez de la « colle à aimants ». Vous allez avoir l’impression de ressortir avec une substance interdite.
Et maintenant, colle en main (et préférablement pas sur la peau, surtout la super-glue..) il est temps de commencer nos sous-assemblages.
Dans l’article précédent, j’avais mentionné que chaque figurine vient avec ses intructions d’assemblage. Une pratique plutôt courante est de dévier un peu des instructions et de ne pas compléter l’assemblage en une traite mais plutôt de déterminer quelles pièces doivent être groupées et de les monter en sous-assemblages qui seront faciles à réassembler en un tout quand la peinture sera faite.
J’aime procéder de cette façon pour plusieurs raisons:
- Ça permet de diviser la tâche de peinture en étapes plus digestibles. Ça rend les projets de grande envergure (comme mon dragon) plus approchables.
- Ça rend la peinture plus facile: l’accès à certaines surfaces devient difficile quand tout est assemblé !
- Ça permet d’essayer des options ou des permutations si le modèle possède différentes options (armes, décorations, etc)
Par ailleurs, laissez-moi vous parler d’une autre alliée inattendue: la bonne vieille gomme bleue. Oui, celle qu’on prend pour coller les affiches. Il s’avère qu’elle a beaucoup à nous offrir dans ce hobby. La carrousel suivant vous montrera différents usage que moi et mes amis lui avons trouvés:
Voilà qui vous donne un tour d’horizon du processus d’assemblage de figurines. Et maintenant que nous avons parlé de l’assemblage, nous pourrons enfin parler de la peinture dans le prochain article.







